Île de Honshu, Préfecture de Kyoto

Kambayashi (2 – 3 février)

AyabeAprès avoir passé un peu plus d’une semaine à Kyoto, je fais mon sac pour une localité située plus à l’ouest : Ayabe. Je veux descendre l’île d’Honshu par la côte nord (San-in) qui borde la mer du Japon ; on appelle le « Chugoku » la partie sud de l’île d’Honshu (bref je veux descendre la côte nord de la partie sud…!). Ville d’Ayabe donc, mais c’est à une vingtaine de kilomètres de là que je vais loger, dans le village minuscule de Kambayashi (40 habitants, paraît-il). Le mec qui m’héberge est super sympa, il me dit de l’appeler Yuki, qui signifie « neige » en japonais. Le premier soir, il me fait découvrir le « onsen » gratuitement. Le onsen, c’est le bain public japonais chauffé artificiellement, ou de source chaude naturelle. Tout le monde est à poil et ça gêne un peu au début mais l’on s’y fait vite. Ceci dit en passant, hommes et femmes sont séparés, mince… 😃

Onsen
Devant l’entrée du onsen avec Yuki.

Cela m’a fait beaucoup de bien. Je me rappelle avoir regardé les étoiles dans ce jacuzzi naturel trop stylé adossé aux montagnes, en plein air !

Yuki m’invite ensuite à manger avec ses amis le « nabe ». C’est en fait un met d’hiver japonais, une sorte de fondue, une soupe dans une grosse marmite où l’on vient plonger petit à petit des ingrédients multiples (chou chinois, viande de bœuf ou de porc, champignons, poissons, etc.).

Nabe
Un nabe très copieux et délicieux !
Invité
Itadakimasu ! (formule équivalente au « bon appétit » en français.)
Chez les amis de Yuki
Yuki, c’est le mec qui penche la tête avec les lunettes. 😆

On a parlé de Dragon Ball z et de Naruto toute la soirée, yeaaahhhméhaméhaaaa!!

Maison de campagne
Maison de campagne japonaise.

Puis je suis reparti le lendemain, car je n’avais au fond rien à faire ici.

J’ai descendu à pied les 20 kilomètres pour atteindre la gare… en 6 heures à peu près, c’était long ! Mais sympa car j’ai pu observer le paysage, écouter les oiseaux, voir des macaque… Et je raconte tout dans ce poème :

Ayabe — Routes de campagne

Sur les routes de campagne, je vagabonde
Longeant les champs de riz où la blancheur abonde.

Des pelotons de neige au creux des pins nichés,
J’en dénoue le fil des rimes aux sons perchés.
Le ciel m’a vu ! et de là-haut, il dégringole
Des nuages comme pris d’une rage folle :
Il bruine, il pleut, il neige, il grêle, il vente et il
Faut de ces pelotons rembobiner le fil.
Prêtant l’oreille aux trilles de ces pies-grièches,
Je me dois de les remercier pour leurs dépêches :
Le ciel veillant jaloux sur son soyeux hiver,
Je ne le lui puis ôter de son poing de fer.
Pour le distraire, il faut lui montrer quelque chose…
Là-bas ! Il bondit des macaques au cul rose !
Quand ouvrant sa main surpris par la scène autour,
Il fait rouler son orbe illuminant le jour,
Sur les routes de campagne, je vagabonde
Longeant les champs de riz où la blancheur abonde.

 

 

 

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