Île de Shikoku, Préfecture d'Ehime

Uwajima (14 – 16 mars)

Uwajima
Uwajima, entre mer et montagnes.

UwaJ’ai poursuivi mon chemin vers le sud de l’île et me suis arrêté dans la ville d’Uwajima (ou Uwa, j’ai un doute sur le nom…). J’ai été très bien accueilli dans la guesthouse tenue par Ben, un Américain marié à une Japonaise. Le soir de ma venue, il m’a emmené visiter les environs et nous avons arpenté les collines boisées au coucher du soleil.

Soleil couchant
Soleil couchant sur les collines.
Collines
Shikoku, c’est vert encore.

Le lendemain, j’ai emprunté un vélo afin d’aller visiter une petite perle dont il m’a parlé : le géoparc de Shikoku Seiyo où je pourrai voir des gorges.

Vélo
Faire du vélo. Avoir faim. Manger des chips. Boire un « coca peach ». La vie est belle. C’était sur le retour.
Carte
C’est un petit parcours très sympathique à faire dans le géoparc de Shikoku Seiyo.

Après avoir roulé peut-être une vingtaine de kilomètres longeant des paysages champêtres, j’arrive à l’entrée du site. Cependant, je ne pense avoir vu qu’une petite partie de ce large territoire en parcourant un sentier balisé de la forêt, où j’ai pu admirer de nombreuses cascades d’eau se jetant dans la rivière.

 

C’est dans cette vallée verte rafraîchissante et bruyante aux ponts rouges que j’ai trouvé l’inspiration pour mon poème :

Uwa — Gorges

Quand l’eau, paisible et domptée, et silencieuse,
Va puis s’écoule en frange effilée, soyeuse
Comme une chevelure de femme, alors je
Désire l’embrasser en buvant le flot bleu ;
Et quand brisant ses fers, quittant sa douceur mièvre,
Sauvage prise d’une frénétique fièvre,
Elle fait courir sur le roc l’irrégulier
Frisson, je l’aime encor plus ce flot fou à lier !

Faisant entre ces reliefs ressortir les charmes
De la gorge chagrine encaissée par les larmes,
Je me souviendrai, sous les trombes et fils
D’eau, de ces fougères battant comme les cils ;
Près d’un pivoine en arbre dont la fleur est rose,
Comme un point final qui achève une prose,
Je me souviendrai, sous le ciel d’airain,
Du lac d’eau fraîche où se mire le bourgeon brun.

Mais ô paysages ! mon âme est une gorge
Aussi encaissée dont l’un des versants regorge
De souvenirs par l’astre allumés au couchant,
Et qui font dans leur chute un beau et triste chant ;
Et sur l’autre versant, animés par l’ivresse
De l’aube, il s’écoule ces projets de jeunesse,
Grondant sur les souvenirs, se joignant à eux,
Mêlant aux notes tristes leurs rythmes heureux !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s